Sandrine ou le sourire communicatif, par les mots

Sandrine est née en 68 durant le beaujolais Nouveau. Cela l’a fait rire. C’est peut-être de là qu’est née une de ses passions, l’œnologie qu’elle a apprise avec son père.

Une sacrée bonne femme, comme on les aime, qui est capable sans le vouloir d’émettre sourires, rires, positivité aux personnes qui l’entourent où même à celle qu’elle croise. Car elle attire les gens, et n’a jamais compris pourquoi. Alors qu’elle est blindée de qualités et qu’elle connait bien ses défauts !

Elle aurait pu tourner mal.

Son enfance ne fut pas drôle du tout, ballotée dans la violence, le harcèlement psychologique  et la maladie de sa mère, qui décèdera quand elle aura 14 ans mais surtout baignée par le despotisme de son père, qui l’a élevé dans la prédominance du mâle.

Elle devait être parfaite, devait savoir tout faire.

Elle vouait une forte passion pour son géniteur, mais admet volontiers qu’il a mal placé son incroyable intelligence.

Elle en sera marquée sa vie durant et comme elle le dit, elle porte le sac à dos depuis, l’image public de cet homme , qu’elle combat quotidiennement.

Elle, elle en est l’antinomie.

Elle sourit tout le temps, elle aime les gens.

Elle avoue volontiers qu’elle se bat pour l’humain, pour des valeurs qu’elle considère existentielles, pour le bien être communautaire, pour le bien vivre ensemble.

«  Pourquoi les hommes s’évertuent ils à construire des murs, plutôt que des ponts qui pourraient les relier en toute fraternité ?? »

Elle aime les relations interculturelles, intergénérationnelles, interraciales car dit elle «  cela m’apporte tant, je grandis, j’écoute, j’entends, j’apprends à faire silence, je me mets à disposition. ».

Son défaut principal est sans nul doute son perfectionnisme mais cela vient de son éducation.

Elle avoue en avoir un autre, elle ne supporte pas le manque de respect qu’elle que soit sa forme, pas plus que la vulgarité verbale, où l’obscénité faubourienne de certaines femmes.

En outre, Sandrine, ne sait pas dire non. Elle est toujours là pour autrui mais ne demande jamais rien pour elle-même et pourtant elle pourrait…..

Sandrine pourtant c’est la vie avec un grand V.

Cuisinière hors pair, elle à ce côté androgyne et se comporte souvent comme un mec.’ Alors qu’il faut bien avouer, qu’elle sait s’habiller avec beaucoup d’élégance. D’ailleurs, le dit- elle, elle fait peur aux garçons, n’est jamais abordée ou draguée comme certaines filles, et ceux depuis l’enfance car elle à cette fâcheuse tendance à se carapacer et se sent très souvent en insécurité.

En fait, elle est ultrasensible, et pudique mais ne le montre pas. Elle aurait plutôt tendance à montrer l’inverse. Comme une sorte d’auto-défense quelque peu ridicule il faut le dire.

Elle a été chasseuse et voue une grande passion pour la Sologne. Elle a pratiqué le culturisme, surtout d’un point de vue médical, et le karaté  ,et est toujours presque aussi souple malgré son énorme handicap.

C’est aussi une musicienne, pianiste et surtout une voix. Elle chante et a partagé cette passion avec nombre de personnes, sur scène ou comme enseignante.

Elle adore la déco et semble très à l’aise avec le loisir créatif ou elle peut participer au recyclage, car elle très sensible à l’environnement et ne supporte pas le devenir sombre de la planète.

Elle se voue à beaucoup d’associations afin d’être utile à autrui et «  d’apporter sa pierre à la construction d’une humanité plus juste » dit elle.

Car sandrine, c’est la résilience.

Habituée à se débattre depuis toujours, elle en a fait de même avec cette maladie dont elle a hérité du fait de cette enfance contrariante qui a provoqué des maux importants à son squelette.

Elle en deviendra en 2011 une personne à mobilité réduite et évoluera en fauteuil roulant mais toujours avec sourire malgré douleurs.

Mais comme elle à cette fâcheuse tendance à ne pas supporter son corps, à rejeter son image, à se trouver moche comme elle dit, elle a pris le parti d’en rire.

«  Il est vrai que vivre en fauteuil roulant, c’est-à-dire à la hauteur des braguettes, permet d’autres perspectives  lol. Mais je ne suis pas blonde, c’est toujours ça ! »

Quand son mari est mort dans ses bras, alors qu’elle était clouée dans cette chaise à roulettes, ce fut son coup de grâce .Son homme comme elle l’appelle, sa merveille, son prince, sa globule.

Elle continue à l’heure actuelle, depuis 9 ans de vivre avec cet homme de façon virtuelle, c’est son choix.

Des mots sur des maux

Dotée d’une gouaille et d’un certain franc parlé mais toujours avec humour, Sandrine connait l’impact des mots et leur incidence sur les maux.

Elle se complait à dire que les « les mots doivent permettre l’espoir plutôt que la destruction ».

Editée nationalement à l’âge de 12 ans, elle est depuis très jeune, douée pour le maniement de la langue française et particulièrement l’alexandrin, qu’elle contrôle tel Molière avec une aisance surprenante.

Aujourd’hui écrivaine,  et pas des moindre , également correspondante de presse, elle aime partager ses livres aussi drôles qu’elle (même si les sujets ne sont pas toujours faciles à traiter) avec ses lecteurs et s’est spécialisée dans les dédicaces dans les bars avec son acolyte, son frère, son ami, Philippe Eno le caricaturiste, car les rencontres sont plus franches que dans des salons pense-t-elle.

Elle nomme leur tandem «  le mariage de la plume et du crayon » et il faut avouer que leur fusion fait mouche. C’est un tandem de choc.

Pour conclure, je reprendrais un de ses adages, qui lui colle parfaitement : «  la carrosserie, ne fait pas le moteur ».

Chapeau bas, Madame !